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Ma Critique après avoir
vu film
Vous connaissez l'expression, il n'y a que les imbéciles qui ne
changent pas d'avis. Depuis que le projet a été mis en place je n'ai eu de
cesse de le descendre et de le critiquer négativement (et je crois que pour
l'honneur des livres d'Anne Rice il le mérite). Mais il faut que je l'admette :
oui je l'ai aimé. Pas en tant que fan d'Anne Rice mais en tant que cinéphile
et amatrice de belles images.
Nous avons connu Lestat au cinéma au travers des yeux de Louis
dans Entretien avec un vampire. Louis y dépeint un être sans remord et
avide de sang. Nous, lecteurs de Anne Rice, avons connu le véritable Lestat
quand celui-ci nous a fait part de de sa vie dans sa biographie Lestat le
vampire. C'est un tout autre personnage qui nous est apparu alors.
Ici les réalisateurs sont restés sur la vision de Louis. Le
Lestat qui nous apparaît dans La Reine des Damnés le film est un Lestat
sorti tout droit d'Entretien avec un vampire et non l'authentique. A partir de
là, il est alors possible de regarder ce film avec un regard moins critique.
Il est ensuite facile de compter les infidélités du scénario
envers les livres : Marius en père vampirique, Lestat et Akasha en plein
soleil (une insulte et une calomnie pour tout vampire qui se respecte), l'absence de Mekare...
La légende des jumelles est évidemment absente mais en toute
objectivité aurait-il été possible de la retransmettre à l'écran tellement
celle-ci est dense et complexe.
Armand, Mael, Kayman et Pandora sont vus lors du combat mais il
n'est pas précisé qui ils sont. D'ailleurs Armand est affreux.
De toute façon, nous étions prévenus de tout cela dès
le départ et ce ne fut donc pas une surprise ou une déception du moins pour ma
part.
Mais au delà de ceci je trouve le film esthétiquement
superbe : costumes, décors, musique. Les acteurs ne sont pas exceptionnels mais
tout de même justes et mystérieux. J'ai beaucoup aimé le côté bestial de
Lestat comme si celui-ci était passé du côté obscure de la force. Les
flash back sur sa vie sont bien placés.
En conclusion, l'ambiance qui se dégage de ce film m'a
captivé. Ce n'est pas du tout du Anne Rice mais une simple inspiration de son
univers. Nous sommes très loin du romantisme d'Anne Rice, de la
Nouvelle-Orléans et de toutes les ambiguïtés des relations entre Lestat,
Claudia, Louis et Armand mais ce monde gothique et pervers dans lequel évolue
ce nouveau Lestat est intrigant et fascinant.
Aaliyah, qui interprète Akasha, est présente mais juste ce
qu'il faut. Lestat reste bien le personnage principal. Vincent Pérez m'a
surpris car j'ai trouvé sont jeu d'acteur dans la peau de Marius très
convainquant.
Et il faut être honnête la scène du concert est à vous
couper le souffle.
Bon maintenant à vous de jouer. On aime ou on aime pas mais
dîtes le moi. Que pensez-vous de ma critique et quel est votre avis je me ferai
un plaisir de la publier.
Nelly elfetvamp@numericable.fr
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