Retour menu principal    Retour menu film

Le tournage

Photo du tournage

LA REINE DES DAMNES a été tourné à Melbourne, ville natale de Michael Rymer, dont l'architecture pouvait aussi facilement doubler celle de l'Angleterre victorienne, mais aussi de New York, Los Angeles, de la Nouvelle-Orléans et des Caraïbes. 
"Quand nous nous sommes aperçus que tous nos extérieurs pouvaient être tournés dans ce site exceptionnel, nous avons cessé de chercher ailleurs. Ce fut une bénédiction". se souvient le réalisateur. "Puis nous avons rapidement créé les clips des chansons de Lestat en nous servant de références cinématographiques qui sont autant d'hommages à la fois aux classiques qui nous ont inspirés, au genre à proprement parler et au cinéma tout court : LE CABINET DU DR. CALIGARI de Robert Wiene, NOSFERATU de Murnau et DRACULA de Tod Browning."


Et Michael Rymer de poursuivre : "Dans le roman, le concert final se tenait dans un théâtre en dur. Là, nous ne pouvions risquer des accidents puisqu'il nous fallait des vampires "explosifs" et des effets spéciaux élaborés. Je me suis alors souvenu d'une réunion néo-gothico-païenne organisée chaque année dans le désert californien appelée "Burning Man - L'homme torche" et c'est ce qui m'a inspiré. Nous avons donc choisi symboliquement la Vallée de la Mort, que nous avons recréée pendant trois nuits glaciales dans une carrière désaffectée des environs de Melbourne. Nous y avons convié, par l'intermédiaire de petites annonces et de publicité, tout figurant bénévole intéressé par une telle manifestation. 2000 à 3000 personnes sont venues. J'étais très impressionné et me suis retrouvé comme un collégien qui va passer un examen. Nous étions là, au milieu de nulle part et la tâche me revenait de faire monter la mayonnaise. L'ambiance fut électrique et l'expérience, malgré le trac, un vrai bonheur."


Le chef décorateur Graham "Grace" Walker, s'est largement inspiré de ses voyages à Bali et au Cambodge pour recréer un monde parallèle au nôtre, un univers gothique et ethnique singulier comme l'antre de Maharet, la villa de Marius ou le cimetière Lafayette de la Nouvelle-Orléans. Le maquilleur Bob McCarron créa les incisives, l'hémoglobine et les marques du vampire en ayant comme consigne de rester dans la suggestion pour conserver l'effet de surprise et l'impact sur le public. Le chef costumier Angus Strathie imagina des costumes opulents, en particulier ceux portés par Aaliyah : une longue coiffe travaillée par des spécialistes, une jupe en coquillages faite main, un corsage en plaqué or brodé de pierres précieuses, une moulure de "bouclier" métallisé pour la scène finale.


Michael Rymer : "Grâce à tous les outils et moyens en notre possession, aux maquilleurs, aux cascadeurs, aux responsables d'effets spéciaux, nous avons réussi à recréer un monde magique qui nous permet de retrouver nos peurs et nos rêves d'enfants."


Et Jorge Saralegui de conclure : "LA REINE DES DAMNES est le premier film où la majorité des personnages sont des vampires, sans être pour autant de purs "méchants". Au fil de l'histoire, nous apprenons à mieux connaître ces étranges créatures, leurs espoirs, leurs désirs, leurs motifs et leurs défauts. Et commençons peut-être à comprendre que nous autres mortels ne sommes pas si différents d'eux…"
La production tient tout particulièrement à rendre hommage à Aaliyah dont la beauté et la présence illuminèrent le tournage. LA REINE DES DAMNES restera comme un témoignage de l'engagement, du talent singulier de cette artiste trop tôt disparue.

Photos du tournage

 

 

Retour menu principal    Retour menu film